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Alerte Autonomie • PLFSS
Autonomie : le Gouvernement fait payer 250 millions d’euros aux personnes âgées aidées à domicileLa France vieillit et nos concitoyens souhaitent massivement vieillir chez eux. Pourtant, les nouveaux choix budgétaires fragilisent une nouvelle fois l’aide à domicile. |
Le Gouvernement prévoit de réaliser 250 millions d’euros d’économies sur l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie). En effet, cette mesure augmentera directement le reste à charge des personnes âgées vivant à domicile.
Pour une personne au budget modeste, le dilemme deviendrait particulièrement brutal. Dès lors, il faudrait choisir entre payer davantage ou renoncer à des heures de soutien indispensables.
🚨 Des conséquences humaines particulièrement lourdes
Cette augmentation du reste à charge entraînerait des répercussions immédiates sur le terrain :
Moins d’accompagnement : une réduction des passages pour accomplir sereinement les gestes de la vie quotidienne.
Moins de prévention : une présence réduite pour repérer une fragilité avant qu’elle ne se transforme en urgence hospitalière.
Surcharge des aidants : un surcroît de responsabilités et d’épuisement pour des familles déjà lourdement sollicitées.
d’aide à domicile pourraient disparaître chaque année.
Or, ces premières heures menacées sont précisément celles qui préviennent la perte d’autonomie.
Un décalage économique intenable pour les services
Dans le même temps, la hausse annoncée du tarif national socle sera limitée à 0,8 % en 2027. Par comparaison, la hausse prévisionnelle du SMIC sera trois fois supérieure.
Par conséquent, les structures qui accompagnent ces personnes fragiles se retrouveront asphyxiées financièrement.
Les 3 exigences portées par la Fédésap :
- Le retrait immédiat du projet de décret sur l’APA ;
- Un financement public à la hauteur du coût réel de l’accompagnement ;
- Un véritable bouclier de reste à charge adapté aux ressources réelles des personnes.
La déclaration de Frank Nataf, président de la Fédésap
« Nous sommes très loin du fameux virage domiciliaire. Ce désengagement montre, une fois de plus, l’incapacité des pouvoirs publics à tracer une perspective et à engager la réforme de fond des services d’aide à domicile, que les Français plébiscitent pourtant. Économiser sur les premières heures d’aide revient à économiser sur la prévention. »
Pouvoir vieillir chez soi en toute sécurité ne doit pas devenir un privilège, alors que 94 % des Français le souhaitent.
